Sébastien BRAULT, promotion 2007

Sébastien BRAULT, promotion 2007, a fait le choix de rester dans la région d’Angers pour travailler dans l’expertise comptable et le commissariat aux comptes. Il est aujourd’hui marié et père de deux enfants.

« Paroles de Diplômés » a recueilli son témoignage.

1. Quelle est votre fonction aujourd’hui ?

Je suis dans un cabinet d’expertise comptable et commissariat aux comptes. On réalise principalement ces deux missions avec en plus les missions accessoires dans ce type d’activité que sont les audits d’évaluation, les audits d’acquisition, tout ce que l’entreprise peut être amenée dans le domaine financier ou juridique à demander à son conseil. Je suis rentré à dans cet emploi après mon stage, effectué dans un tout autre domaine. J’y suis maintenant depuis 5 ans. J’ai une fonction de chef de mission qui me place à un niveau d’encadrement sur les missions sur lesquelles j’interviens. Et je suis en train de passer mon diplôme d’expert comptable et de commissaire aux comptes auprès de l’Ordre des Experts Comptables. C’est une formation en trois ans, qui consiste en un stage professionnel de longue durée puis en un examen final.

2. Quels sont les spécificités de vos missions ?

J’interviens sur deux métiers : l’expertise comptable et le commissariat aux comptes. Le premier dépend du Ministère de l’Economie. On a un rôle de conseil, notamment auprès du chef d’entreprise, et d’arrêté des comptes. Nos missions sont aussi diverses et variées que l’optimisation fiscale, l’optimisation sociale au niveau de sa retraite et de ses cotisations, et des problématiques diverses autour du développement de la société ou au contraire de sa décroissance (des licenciements ou des cessions de filiales). En parallèle, le commissariat aux comptes dépend du Ministère de la Justice. Il s’agit d’une principalement d’une mission légale d’intérêt général dans le sens où l’on va aller vérifier et attester les comptes. Il s’agit de l’audit légal parce qu’obligatoire dans les entreprises dépassant un certain seuil. Le job va consister à aller vérifier la sincérité des comptes pour les lecteurs que sont les investisseurs, les actionnaires, ainsi que les salariés à travers le calcul de la participation et les banques. On est dans une optique d’attestation des informations financières diffusées par l’entreprise. On ne peut cependant pas exercer ces deux fonctions sur la même entreprise.

3. Dans quel type d’entreprise êtes-vous ?

Jusqu’il y a peu de temps, au cabinet Crowe Horwarth Becouze. Le cabinet compte 60 salariés et 10 associés. C’est un membre indépendant d’un réseau international. C’est-à-dire qu’au niveau du capital, les associés du cabinet sont indépendants, ils ne sont liés à aucun réseau contrairement à KPMG ou d’autres acteurs du marché. Par contre membre d’un réseau international donc un réseau animé de formations techniques et surtout de relations commerciales, c’est-à-dire que le cabinet peut être amené pour des sociétés mères américaines à faire le reporting, à travailler sur des problématiques de changement de référentiel entre la comptabilité ou fiscalité française et les US GAAP ou le référentiel comptable américain. […] Dans ce type de cabinet, la typologie de clients est très variée. Il y a peu de petites entreprises, beaucoup de PME et quelques sociétés cotées. Je suis désormais Responsable de l’audit, au sein du cabinet G\Audit.

4. Quel a été votre parcours universitaire ?

Après un bac scientifique, j’ai fait une première année de DEUG –licence 1, ndlr- en Economie et Gestion à Angers. Puis j’ai intégré par concours l’IUP qui délivrait un diplôme de maîtrise sciences de gestion. En troisième année d’IUP, j’ai choisi la dominante finance. Je me suis destiné ensuite au sein du master 2 qui venait de se créer.

5. Votre parcours plutôt généraliste, malgré une légère spécialisation en finance ne semble pas forcément être la « voie royale » pour exercer le métier d’expertise comptable…

En fait, en parallèle de la faculté, j’ai travaillé sur les  diplômes comptables en candidat libre. J’ai eu le DECF qui permettait d’avoir un équivalent maîtrise au niveau des études comptables. L’année d’après, quand j’étais en master 2 à l’IUP, j’ai eu le DESCF, l’équivalent du BAC+5. Finalement, je me suis retrouvé, faisant mon stage de fin d’études chez Axa en finance, à avoir homologué mon BAC+5 en comptabilité et puis mon BAC+5 de la faculté DESS Affaires Internationales […]. Et puis j’ai eu l’opportunité de continuer ma formation avec l’expertise comptable (BAC+8). J’ai essayé de développer une double compétence.

6. Que vous a apporté la formation du Management International ?

Cette formation internationale m’a énormément apporté parce qu’elle restait, même si on prenait une spécialité, assez généraliste. Et vraiment, pour avoir un peu de recul et être dans des entreprises différentes régulièrement, l’aspect généraliste est primordial. Lorsqu’on est amené à aiguiller des responsables sur des choix de profils, l’aspect généraliste est un élément déterminant car l’entreprise n’est pas sectorisée par fonction. Et le manager qui arrive à appréhender les problématiques qui sont de l’autre côté de son bureau a vraiment un avantage. L’entreprise ne se pilote pas par service. Avoir une culture généraliste donne vraiment un avantage dans la prise de décision […]. La problématique, ce n’est pas forcément la compétence technique c’est vraiment la compréhension des choses.

7. Pourquoi aviez-vous choisi une formation telle que le Management International ?

Dès mon BAC, j’ai recherché des formations diplômantes de haut niveau mais à caractère professionnalisant. Ce qui m’avait plus dans l’IUP à l’époque, c’était la possibilité de faire des stages de longue durée y compris sur ses vacances de juillet et août et puis cet aspect professionnalisant à l’université pour quand même acquérir un socle de connaissance généralistes. Je ne me serais pas orienté vers un contrat de professionnalisation ou d’apprentissage car c’est trop professionnalisant : le temps où on est en entreprise on ne le passe pas à acquérir des connaissances généralistes […]. Les connaissances techniques sont rapidement nivellées avec l’experience, les connaissances généralistes non acquises sont difficilement accessibles par la suite…

8. Cette formation vous-a-t-elle permis d’affiner ou de confirmer votre projet professionnel ?

L’opportunité que j’ai eue est de faire trois stages : un de trois mois et deux de six mois. Je les ai savamment choisis très différents les uns des autres. J’ai fait le premier dans un cabinet comptable, un autre dans une PME industrielle de 70 salariés, et le troisième en finance chez Axa. Multiplier les expériences dans des contextes différents pour quelqu’un qui ne sait a priori pas trop ce qu’il veut faire était vraiment une richesse. C’est aussi une source de confiance importante quand on aborde la vie professionnelle. Et on sait de quoi on est capable. Je n’ai pas forcément su ce que je voulais faire à l’issue de ces trois stages mais j’ai pris conscience du fait que j’étais employable et capable de faire des choses qui intéressaient les entreprises. Ca donne une confiance en soi qui permet d’appréhender la vie active plus sereinement […]. Si la formation peut permettre d’avoir cette lucidité d’esprit par rapport à ces différentes expériences professionnelles, c’est très positif.

9. Que retenez-vous de la formation du Management International ?

[…] Ce que j’ai vraiment aimé c’est l’hétérogénéité qu’il existait dans le corps professoral. On pouvait avoir des professeurs de tout horizon : des professeurs très académiques, des intervenants avec des enseignements qui étaient beaucoup plus appliqués. Il y avait des échanges avec des professeurs qui venaient tout directement d’Afrique ou des intervenants qui parlaient anglais. Au-delà de l’aspect affinité, c’est hyper enrichissant parce que chacun amène son métier, sa passion. C’est cette richesse du contenu et du contenant que j’ai apprécié, le fait que ça ne soit pas un modèle de pensée unique.

10. Quels conseils donneriez-vous aux étudiants intéressés par la formation Management International ?

Le conseil que je pourrais donner à un étudiant, c’est que si son projet professionnel n’est pas tout à fait défini, qu’il puisse multiplier les expériences dans des entreprises de différentes tailles avec des cultures différentes et puis pourquoi pas des fonctions différentes sans forcément dévier de ce qui anime la personne et ses centres d’intérêts. Dans son cursus, je conseille de vraiment bénéficier de l’apport de chacun des professeurs que ce soit de l’académique ou d’apport professionnel […].

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M’INT Alumni remercie Sébastien BRAULT d’avoir répondu favorablement à cette invitation d’interview.

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